
ESTAC 0 / 1 NIMES
L'ESTAC CHERCHE SON ÉTOILE
Le mot d’ordre était à la réaction. Déjà. Quatre journées après l’ouverture du championnat, l’Estac a accumulé un retard conséquent sur ses adversaires, peinant à justifier le statut dont elle se réclame. Après la déroute en terre vannetaise, l’introspection était de mise, et elle a fait des victimes, à l’image de Yahia Kébé ; il s’agissait de remettre tout ce petit monde droit dans ses bottes et de faire preuve du minimum de rigueur nécessaire pour prétendre à la montée. Face à Nîmes, à domicile, il fallait envoyer un signe fort et rattraper le temps perdu. Facile à dire.

Les Troyens étaient pourtant bien entrés dans leur match. Avec un 4-3-3 fringuant, dont le milieu renforcé, constitué de Guidilleye, Sarr et Obbadi parvenait enfin à créer du vrai liant entre la défense et l’attaque, avec une distribution variée, et intelligente, et avec un football total dans lequel le mouvement des uns était compensé par celui des autres et qui a donné le tournis aux Nîmois, une brise d’espoir s’était permis de souffler sur le stade de l’Aube. Mais la grosse lacune, qui gâchait le reste, était indubitablement le manque de brillance des trois pièces offensives qui devaient faire la différence. Que ce soit à cause de positions de hors-jeu (souvent litigieuses, d’ailleurs), de manque de flair à la tombée des centres, ou tout simplement de justesse technique dans la zone de vérité, la domination troyenne des premiers instants s’est révélée stérile. En parallèle, le Nîmes Olympique tenait la barre tant bien que mal et profitait de chaque occasion pour partir en contres – ne faisant toutefois que rarement frissonner le public. Ce sont pourtant eux qui ouvrent la marque, suite à une erreur de Guidilleye et surtout une frappe venue d’ailleurs de la part de Colloredo et qui manquent de récidiver un peu plus tard sur une grosse frappe de Ech-Chergui…
Dès lors, le jeu troyen commence à s’essouffler, devient plus poussif mais reste aussi imprécis. Sur une action brouillonne, Fiorèse hérite du ballon et parvient à dribbler Puydebois et faire trembler les filets, mais l’arbitre décrète une position de hors-jeu loin d’être évidente. A la mi-temps, Batelli décide de réorganiser son équipe dans un 4-4-2 qui compte une pièce offensive de plus – Beauvue – à la place d’un élément du milieu, Obbadi. Dès lors, la disponibilité des joueurs diminuent, et les joueurs se réfugient souvent dans un jeu long assez grossier, comptant sur des remises ou des seconds ballons pour se frayer un chemin dans une équipe nîmoise compacte cherchant à étouffer le jeu. Sans âme, les Troyens n’ont pu obtenir qu’une poignée de bonnes situations face au but adverse. L’entrée d’Enza n’y changera rien, après une dernière grosse occasion ratée par Fiorèse sur un bon centre en retrait, l’Estac se sera révélée une fois de plus incapable d’être assez efficace. L’Estac cherche encore l’homme qui lui permettra de faire la différence et de se mettre le tableau d’affichage dans la poche… ce qui reste l’essence du football.
>> Les joueurs

Merville a réalisé un bon match. Impuissant sur l’OVNI de Colloredo, il a eu ensuite les interventions qu’il fallait mais ses relances restent assez infructueuses, mais il n’en est pas le seul responsable… Marester a fait son match, parsemé de quelques erreurs, mais solide face aux extérieurs vifs de Nîmes. Il a mouillé le maillot mais son apport offensif reste encore trop peu efficace. Sanz a une fois de plus réalisé un très bon match en défense centrale, allant quelquefois seconder ses latéraux et se permettant quelques montées aux avant-postes. Guillaume a été globalement moyen, quelques fautes d’inattention auraient pu coûter cher à l’équipe. Un énervement inapproprié en fin de match ternit sa prestation. Faye a beaucoup couru, mais il a très peu brillé. Il a dû être souvent secondé par Lesoimier lors des contres qui partaient côté gauche…
Guidilleye est resté fidèle à lui-même, avec beaucoup plus de facilités dans le secteur défensif que dans le jeu avec ballon. C’est ce qu’il lui reste à travailler pour devenir réellement un grand n°6. Obbadi, sorti prématurément, a joué un peu le rôle de quidam dans ce match, pas grand-chose à dire sur son demi match. Sarr a été la meilleure surprise de la soirée, notamment grâce à une contribution offensive, une justesse dans les transmissions et une intelligence dans les transversales qui ont été le moteur du jeu construit de la première période. Il a beaucoup tenté et s’est signalé par quelques interventions tranchantes.
Fiorèse, sans être transcendant, a fait son match. Il aurait pu inscrire son premier but de la saison, et a été une menace permanente par sa technique et sa vista. Lesoimier, pour le coup, a perdu beaucoup de ballons aux avant-postes et était souvent en retard sur les centres qui allaient à sa destination, ses dribbles mal maîtrisés et ses choix de jeu ont freiné la machine troyenne. Son abnégation sauve un peu le tout.
Bettiol a joué en rupture et comme pivot. Souvent signalé en position de hors-jeu, il a raté un face-à-face avec Puydebois et a eu du mal à trouver la faille. Généreux dans ses efforts, il a aussi évolué comme un bon point d’appui. Mais il a aussi manqué de brillance.

Les Troyens étaient pourtant bien entrés dans leur match. Avec un 4-3-3 fringuant, dont le milieu renforcé, constitué de Guidilleye, Sarr et Obbadi parvenait enfin à créer du vrai liant entre la défense et l’attaque, avec une distribution variée, et intelligente, et avec un football total dans lequel le mouvement des uns était compensé par celui des autres et qui a donné le tournis aux Nîmois, une brise d’espoir s’était permis de souffler sur le stade de l’Aube. Mais la grosse lacune, qui gâchait le reste, était indubitablement le manque de brillance des trois pièces offensives qui devaient faire la différence. Que ce soit à cause de positions de hors-jeu (souvent litigieuses, d’ailleurs), de manque de flair à la tombée des centres, ou tout simplement de justesse technique dans la zone de vérité, la domination troyenne des premiers instants s’est révélée stérile. En parallèle, le Nîmes Olympique tenait la barre tant bien que mal et profitait de chaque occasion pour partir en contres – ne faisant toutefois que rarement frissonner le public. Ce sont pourtant eux qui ouvrent la marque, suite à une erreur de Guidilleye et surtout une frappe venue d’ailleurs de la part de Colloredo et qui manquent de récidiver un peu plus tard sur une grosse frappe de Ech-Chergui…
Dès lors, le jeu troyen commence à s’essouffler, devient plus poussif mais reste aussi imprécis. Sur une action brouillonne, Fiorèse hérite du ballon et parvient à dribbler Puydebois et faire trembler les filets, mais l’arbitre décrète une position de hors-jeu loin d’être évidente. A la mi-temps, Batelli décide de réorganiser son équipe dans un 4-4-2 qui compte une pièce offensive de plus – Beauvue – à la place d’un élément du milieu, Obbadi. Dès lors, la disponibilité des joueurs diminuent, et les joueurs se réfugient souvent dans un jeu long assez grossier, comptant sur des remises ou des seconds ballons pour se frayer un chemin dans une équipe nîmoise compacte cherchant à étouffer le jeu. Sans âme, les Troyens n’ont pu obtenir qu’une poignée de bonnes situations face au but adverse. L’entrée d’Enza n’y changera rien, après une dernière grosse occasion ratée par Fiorèse sur un bon centre en retrait, l’Estac se sera révélée une fois de plus incapable d’être assez efficace. L’Estac cherche encore l’homme qui lui permettra de faire la différence et de se mettre le tableau d’affichage dans la poche… ce qui reste l’essence du football.
>> Les joueurs

Merville a réalisé un bon match. Impuissant sur l’OVNI de Colloredo, il a eu ensuite les interventions qu’il fallait mais ses relances restent assez infructueuses, mais il n’en est pas le seul responsable… Marester a fait son match, parsemé de quelques erreurs, mais solide face aux extérieurs vifs de Nîmes. Il a mouillé le maillot mais son apport offensif reste encore trop peu efficace. Sanz a une fois de plus réalisé un très bon match en défense centrale, allant quelquefois seconder ses latéraux et se permettant quelques montées aux avant-postes. Guillaume a été globalement moyen, quelques fautes d’inattention auraient pu coûter cher à l’équipe. Un énervement inapproprié en fin de match ternit sa prestation. Faye a beaucoup couru, mais il a très peu brillé. Il a dû être souvent secondé par Lesoimier lors des contres qui partaient côté gauche…
Guidilleye est resté fidèle à lui-même, avec beaucoup plus de facilités dans le secteur défensif que dans le jeu avec ballon. C’est ce qu’il lui reste à travailler pour devenir réellement un grand n°6. Obbadi, sorti prématurément, a joué un peu le rôle de quidam dans ce match, pas grand-chose à dire sur son demi match. Sarr a été la meilleure surprise de la soirée, notamment grâce à une contribution offensive, une justesse dans les transmissions et une intelligence dans les transversales qui ont été le moteur du jeu construit de la première période. Il a beaucoup tenté et s’est signalé par quelques interventions tranchantes.
Fiorèse, sans être transcendant, a fait son match. Il aurait pu inscrire son premier but de la saison, et a été une menace permanente par sa technique et sa vista. Lesoimier, pour le coup, a perdu beaucoup de ballons aux avant-postes et était souvent en retard sur les centres qui allaient à sa destination, ses dribbles mal maîtrisés et ses choix de jeu ont freiné la machine troyenne. Son abnégation sauve un peu le tout.
Bettiol a joué en rupture et comme pivot. Souvent signalé en position de hors-jeu, il a raté un face-à-face avec Puydebois et a eu du mal à trouver la faille. Généreux dans ses efforts, il a aussi évolué comme un bon point d’appui. Mais il a aussi manqué de brillance.





1 commentaires:
Enregistrer un commentaire