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ESTAC 2 / 2 GUINGAMP

TOMBES DE HAUT...

Un soupçon d’optimisme et de confiance a pris le temps de germer dans les esprits de ses supporters, et pourtant l’Estac ne s’est toujours pas complètement affranchie de ses vieux démons. Dominant Guingamp 1-0, puis 2-0, un relâchement dans les dix dernières minutes ont coûté 2 points qui n’auraient pas été de refus.

L’Estac prenait de suite les choses en main en débutant le match avec les mêmes intentions que celles qui ont été démontrées face à Ajaccio. Davantage de présence physique, de replacement défensif et plus de jeu court. Malgré quelques frayeurs sur de rapides incursions bretonnes, l’Estac possède le ballon… mais pèche dans la réalisation. Que ce soit le déchet technique dans les ouvertures ou le manque de créativité générale, les Troyens n’arrivent pas à amener un danger constant sur les buts adverses. Buengo et Sarr tentent leur chance de loin, sans réussite. Finalement, la tentative de « madjer » de Fiorèse sur un bon centre de Lesoimier reste la meilleure occasion pour l’Estac. Les Guingampais ne sont pas très dangereux non plus, seule l’occasion de Mathis, superbement sauvée par Merville, concrétise leur volonté de procéder par contres.

A la mi-temps, Guingamp se met en évidence, pousse et se crée des occasions. Oruma et surtout Colleau, en frappant la transversale, font frissonner le stade. Après une action magistrale de Guingamp, un but non accordé est marqué, et c’est dans le contre de sa continuité que Fiorèse, profitant d’un ballon perdu de Kébé (entré à la place d’un Lesoimier peu en verve), dribble son vis-à-vis et ouvre le score (66e). On croit alors que le plus dur est fait. Après une énorme occasion vendangée de Kébé, c’est finalement Drouin, qui profitant d’une remise de Fiorèse sur un second ballon de corner, porte la marque à 2-0 (80e). Tout semble sourire aux Troyens. Enfin presque.

Car dans la foulée qui suit, Guingamp parvient à revenir dans la partie en réduisant l’écart sur une superbe frappe de Soumah. Relâchement coupable qui enhardit les troupes de Victor Zvunka. Les Guingampais jouent leur va-tout et profitent de la panique des Troyens dans la relance pour asseoir une domination qui va finalement aboutir à une petite pépite de reprise de volée de Wilson Oruma… L’Estac devra par la suite lutter pour ne pas perdre le dernier point qu’il lui reste. C’est en tout cas un dénouement qui laisse un goût de défaite dans la bouche…

Les répercussions de cette fin de match catastrophiques seront importantes. Un Batelli énervé en est à menacer ses joueurs de les écarter durablement du groupe, quant au mince espoir qui nous était monté à la tête après la réception d’Ajaccio, il en a pris un sacré coup. C’est la dure réalité du football, espérons à tout le moins que les joueurs auront retenu la leçon…

jrm pour ESTACWEB.com

RCS 0 / 0 ESTAC

UNE BONNE CONJONCTURE POUR L'ESTAC ?

Nous le savions, ils nous l’avaient répété, et parfois nous n’y avons plus beaucoup cru, pensant que le mal était plus profond qu’on le croyait. L’équipe de Troyes avait besoin de temps. Un temps pour construire une équipe, pour former des jeunes, tester des systèmes, et réparer les consciences pour les transformer d’un coup de cuillère à pot en instinct de guerrier. Le problème était que la caractéristique d’un club qui vise la montée, c’est justement de ne pas laisser trop longtemps le sablier s’écouler et d’engranger rapidement les victoires. Des équipes comme Lens, Strasbourg, Metz et… Boulogne, l’avaient bien compris. Mais, heureusement, toutes les équipes ne se ressemblent pas. Evidemment, je ne vous ferai pas le coup du bien bien-pensant qui cultive la différence juste pour elle-même. Non, pas question ici de snobisme : nous aurions bien entendu tous aimé voir l’Estac jouer et gagner comme ces quatre équipes pendant des semaines. Mais voilà tout : ce ne fut tout simplement pas le cas. On peut toujours s’interroger sur les causes, mais ça n’est ni le moment ni le but.


Aujourd’hui, l’Estac connaît un regain de forme. Tout le monde en sait les raisons, au moins superficiellement. Il y a bien sur eu les retours de blessures. Buengo étant le plus visible de ces revenants. Fiorèse a marqué son premier but et a joué tout le match d’hier. Il revient progressivement. Tout comme Sarr qui, depuis qu’il est ici à Troyes, a rarement déçu. Même chose pour Obbadi, et bientôt viendront… Sanz et Bettiol ! Bref, que des bonnes nouvelles de ce côté là. L’effectif peut enfin travailler comme il faut on dirait, et cela a changé pas mal de choses sur le terrain. C’est en tout cas ce que nous suggèrent les résultats.

Nous pouvons ajouter à cela les éclosions de Faussurier et, puisqu’il est enfin épargné par les blessures, de Stephen Drouin. Le jeune lyonnais, duquel on sait relativement peu de choses, s’impose comme étant un joueur polyvalent et assez doué techniquement. Il attaque le ballon et se donne sur le terrain, et c’est ce qui fait la différence par rapport à ses caractéristiques physiques plutôt modestes. Quant à Stephen Drouin, cela fait quelques temps qu’on ne le présente plus, même si il n’a jusqu'à présent jamais pu s’imposer comme un cadre. Il a souvent été très bon, et devrait s’imposer comme une figure importante du groupe, si son corps le laisse enfin tranquille. La jeunesse troyenne se fait donc les dents progressivement, avec ces Faussurier, Drouin, Obbadi, Beauvue, Guidileye, Sarr, Bettiol. Sans compter ceux qui arrivent, et qui se sont déjà positionné dans les séléctions nationales, comme N’Sakala. Shaiek, quant à lui, était encore appelé hier en équipe première. Prempeh et Mondeguer le sont régulièrement.


L’Estac reste donc sur quatre matches sans défaite, dont deux victoires. Avec 10 points de retard, on pourrait penser que c’est trop tard pour remplir les objectifs initiaux de la montée. Mais cela voudrait dire qu’on a la mémoire courte, car il est fréquent d’observer qu’un départ tonitruant se paye sur la durée. Ce qui veut dire, tout simplement que le classement actuel est loin d’être définitif, et qu’on n’assiste à l’émergence de nouvelles dynamiques, notamment avec Montpellier, mais aussi avec Troyes. Si l’Estac avait mal débuté, elle semble en effet s’être remise d’aplomb (ce qui reste encore à confirmer), mais surtout, les équipes de tête commencent à connaître une période de creux, ce qui est logique après 11 journées de grand panache. Boulogne a perdu pour la première fois de la saison hier, et son effectif ne semble pas suffisamment dense pour lui permettre de tenir toute une saison à ce niveau là . Strasbourg n’a pas réussi à renouer avec la victoire, et connaît aussi une période de moins bien, qui peut durer deux semaines comme un mois. Metz a parfois du mal a tenir à distance ses adversaires, n’ayant pas réussi à battre Châteauroux la semaine dernière, et n’étant pas parvenu à battre Bastia hier soir ; deux équipes qui ne sont pourtant pas en grande forme. C’est donc peut être le bon moment qu’a choisi l’Estac pour se redresser. Si elle parvient réellement à faire une série positive, avec, pas seulement des nuls, mais des victoires, elle pourrait rattraper ces équipes qui sont peut être en train de vivre une période de doute… et ainsi de se rapprocher d’une place qu’on pensait inatteignable au regard du niveau affiché par l’équipe il n’y a pas si longtemps. L’Estac recevra ainsi Guingamp, une équipe largement à leur portée, pour aller ensuite à … Amiens. Les picards comptent autant de points que les troyens et restent sur deux matches nuls, contre Nîmes et Clermont, deux équipes du bas de tableau. Deux rencontres qu’il faudra gagner pour aller défier cette fameuse équipe de Boulogne dans les meilleures conditions comptables et psychologiques. Boulogne, dont on se demande combien de temps elle tiendra encore à ce niveau de la compétition après sa première défaite de la saison.

jc pour ESTACWEB.com

ESTAC 2 / 0 AJACCIO

LE MATCH REFERENCE ?

L’heure était venue pour l’Estac de donner forme aux signes encourageants aperçus lors des dernières rencontres : le succès offensif face à Tours et la résistance défensive face à Angers, le tout en un seul match. Mission accomplie. Même s’il y a toujours des insuffisances, l’Estac a su montrer un visage solide, devant comme derrière, après l’inquiétante série noire de septembre et réaliser un match référence, certainement le meilleur depuis le début de la saison.



L’Estac était en effet entré sur le terrain avec la ferme intention de mordre dans le ballon, mais pas que. Au moyen d’un milieu renforcé de trois revenants, Guidilleye de sa mise à l’écart, Obbadi et Fiorèse de leurs blessures respectives, ainsi que le positionnement étonnant de Faussurier en tant que défenseur latéral gauche, l’Estac n’a pas laissé la formation corse s’exprimer. Un pressing efficace, une grosse influence dans les duels, une inspiration dans la récupération et une propension à utiliser correctement le cuir ont permis d’asseoir l’équipe dans la moitié de terrain adverse et de se créer quelques situations dangereuses, la majeure d’entre elles restant ce dribble du gardien par Fiorèse qui ne parviendra malheureusement pas à redresser suffisamment son ballon, qui échoue sur le montant. L’activité de chacune des pièces offensives, leur énergie et leur application ont contribué à la domination du jeu par les Troyens, qui se faisaient cependant quelques frayeurs sur des tentatives ajacciennes isolées mais dangereuses, à l’image des tentatives de Darbion, sur contre ou coup de pied arrêté, tandis que la pression se fait sentir sur le but ajaccien. A tel point que Perreira perd son sang-froid et stoppe illicitement la course de Fiorèse. La sanction est sans appel, le joueur est expulsé.

On s’attend à une partie d’attaque-défense en seconde période, pourtant les premières minutes sont ajacciennes, et la mine de Mandrichi pétrifie le stade lorsqu'elle heurte la trasnversale de Merville. Mais l’Estac reprend son sujet en main grâce à de nombreuses incursions côté droit, à l’initiative de Fiorèse ou Beauvue, les montées rageuses de Faussurier. C’est finalement Fiorèse qui va trouver la faille et loger le ballon dans le soupirail, hors de portée de Debès. L’Estac mène au score mais ne va pas commettre l’erreur de reculer, et continue de pousser. Après un relâchement technique de l’équipe locale, Buengo mettra son équipe à l’abri un peu plus tard sur un petit bijou d’extérieur qui se fiche dans le petit filet du malheureux portier corse. Les jeux sont faits et Ajaccio n’aura jamais vraiment existé dans un match maîtrisé de la part de l’Estac, un premier match référence sur lequel nous pourrons certainement nous appuyer pour continuer à nous améliorer, notamment sur les centres.

> Les joueurs :


Merville : Peu de travail pour lui ce soir, ce qui est bon signe. Des relances sûres, souvent à la main et de bonnes sorties.

Marester : Vif et volontaire, il a manqué de rigueur technique et aurait pu apporter plus face à une équipe ajaccienne regroupée. Il fut cependant décisif en glissant le ballon du but à Fiorèse. Drouin : Excellent ce soir, il s’est régalé face à l’inconsistance offensive des corses. Guillaume : Match correct du capitaine provisoire de l’équipe, malgré une boulette énorme qui aurait pu nous valoir un but. Faussurier : Il a réalisé un très bon match sur le côté gauche, notamment offensivement. S’impose dans l’équipe sans faire de bruit.

Guidilleye : Comme d’habitude, Diallo sait s’y prendre pour entrer dans le vif du sujet, mais ce faisant il a commis des fautes et comme à son habitude n’a pas été très fringant offensivement. Obbadi : Retour réussi du numéro 8, il a su mettre de l’eau dans le moulin du jeu troyen, et sa contribution technique fut très appréciable. Remplacé par Shaïek en fin de match, qui a fêté sa première apparition en Ligue 2 et a semblé surpris par la vitesse du jeu.

Fiorèse : Il n’a pas eu peur de s’engager physiquement, au risque de prendre des coups. Il a su apporter la petite étincelle qui fait la différence. Remplacé par Lafourcade qui retrouve ses marques.
Beauvue : Pas toujours très heureux à l’instar de son pendant côté gauche, il a beaucoup tenté et a été lui aussi décisif en permettant à Buengo de faire le break. Enza-Yamissi : Peu en verve ce soir malgré une première mi-temps encourageante, sa vision du jeu reste moyenne et sa finition a été assez catastrophique. Remplacé par Mondeguer en fin de match.

Buengo : Joueur pivot, il a réalisé bon nombre de bonnes déviations pas toujours suivies. Son travail, quoique entrecoupé de déchets, a été récompensé à la 80e avec ce très beau but.
 

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