
ESTAC 3 / 2 TOURS
ET SOUDAIN... LA LUMIÈRE
Enfin. Après une suffocante série de 4 défaites d’affilée en championnat, le Stade de l’Aube retrouve le plaisir. Au terme d’un match brouillon, où les attaques ont clairement pris le pas sur les défenses, l’Estac retrouve trois points et une grosse bouffée d’oxygène et de confiance pour la suite de la compétition.

Tours avait tout de l’adversaire idéal pour une Estac en crise d’identité. Après un début de championnat marqué par un manque de contrôle évident sur son destin, ses pannes d’efficacité, ses blessés, ses problèmes dans le jeu, il fallait d’abord se rassurer, retrouver les fondamentaux de la victoire pour enfin seulement recommencer à progresser dans de bonnes conditions. Soyons clair : l’Estac, notamment au niveau défensif, a encore un bon bout de chemin à faire avant de retrouver les sirènes de la Ligue 1.
Pour la première fois depuis le début de saison, elle a réussi à donner un sentiment d’équilibre, avec à chaque poste un joueur d’un profil adéquat. Aussi, Titi Buengo venait s’asseoir sur le siège de buteur laissé vacant, et Ousmane Sarr remplaçait l’un de nos très fileux milieux défensifs pour apporter une vraie liaison entre milieu et attaque. Un Lesoimier percutant et un Beauvue s’aguerrissant sur les ailes, un Bettiol volontaire mais malheureux pour jouer dans le trou, deux latéraux offensifs quoique reprochables.
La première mi-temps reste très contrastée, puisque les situations dangereuses se multiplient de part et d’autre. Une défense hésitante laissera les joueurs tourangeaux croire en leurs chances, avec un Merville souvent mis à contribution, quelquefois se mettant lui-même en difficulté. Les Tourangeaux jouent haut quitte à s’exposer défensivement, mais l’Estac parvient à les prendre à leur piège régulièrement. Malgré des lacunes dans le placement défensif et dans la relance, cette équipe tricasse montre une réelle volonté d’attaquer, ce qui se concrétise par quelques occasions nettes, et même un but tôt dans le match d’un Titi Buengo très en vue et dans tous les bons coups, sur une passe de Bettiol qui laisse augurer de bonnes choses sur une association durable. Mais le manque de réalisme devant le but sur d’autres occasions nettes se fait cruellement ressentir, quand, sur un contrôle de l’épaule de Bettiol sanctionné sévèrement par l’arbitre permet à Tours de revenir au score sur pénalty. A la mi-temps, l’Estac rentre aux vestiaires sur un score nul mais permet de rester optimistes sur ses chances de l’emporter. Drouin remplace poste pour poste Bouzid. C’est finalement Ibrahima qui trouvera la faille sur un coup-franc lointain, frappé en force à ras de terre, trompant un Jehle masqué par ses propres joueurs, le ballon se logeant dans le soupirail. A 2-1, l’Estac procède par contres. Les débordements saignants de Beauvue, les montées rageuses de Faye et le trafic de ballons dans la surface de Tours amène un danger grandissant sur les cages de Jehle qui va craquer une nouvelle fois sur un centre de Faye repris victorieusement par Buengo auteur d’un doublé pour son premier match au SDA, sous les ovations du public. Mais l’Estac se fait peur. Les assauts vaillants des promus sont récompensés par une réduction de l’écart à la 75e minute qui jette le doute sur le Labourat, puis un coup-franc enroulé qui heurte l’arrête du but de Merville. Finalement, l’Estac tient le choc et remporte son 3e match du championnat, se hissant à la 12e place.
Une victoire bonne pour le moral, à condition de ne pas se reposer sur ses lauriers. L’avenir est peut-être moins noir que ce que les dernières semaines laissaient penser, même s’il faut relativiser l’ampleur d’un succès contre un promu à domicile.
>> Les joueurs

Spectaculaire ce soir, grâce à d’étonnants réflexes, le bilan de Cyrille Merville reste tout de même noirci par des relances plus qu’imprécises et une faute de main qui aurait pu coûter cher. Marester a effectué... du Marester, avec des Tourangeaux qui insistaient sur son couloir…Guillaume : Son jeu balle au pied n’étant pas plus rassurantes que ses relances, il est capable de faire beaucoup mieux. Bouzid possède toujours des problèmes de relance et de vitesse récurrents. Sorti à la mi-temps au profit de Drouin, qui est bien entré dans son match, jouant cependant énormément la carte personnelle. Bilan très contrasté pour Ibou Faye, avec des absences gênantes au niveau défensif et un apport crucial au niveau offensif où il est décisif avec une passe décisive et un but.
Faussurier a fait son job très sérieusement. Malgré une attitude indolente et des initiatives quelquefois mal venues, Ousamne Sarr s’est montré adroit dans le jeu long et capable d’amener du danger par des passes précises, sans manquer d’impact dans les duels. Une esquisse de très bon joueur, dont on espère la révélation cette année. En net progrès, Beauvue a souvent apporté le danger, par sa conduite, ses passes, ses frappes. Très percutant et généreux sur con côté gauche, Lesoimier a bien joué son rôle d’accélérateur.
Bettiol fut très bon début de match avec une passe décisive pour Buengo et une bonne entente avec Beauvue avant de se blesser aux ischios-jambiers. Remplacé par Kébé qui a souvent manqué de justesse pour faire la différence. Enfin, Buengo a obtenu une multitude de fautes, se procurant des occasions, et protégeant bien ses ballons, mais il sait également être là quand il le faut. Doublé et match plein pour l’ancien amiénois. Remplacé en fin de match par Pérez.
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Tours avait tout de l’adversaire idéal pour une Estac en crise d’identité. Après un début de championnat marqué par un manque de contrôle évident sur son destin, ses pannes d’efficacité, ses blessés, ses problèmes dans le jeu, il fallait d’abord se rassurer, retrouver les fondamentaux de la victoire pour enfin seulement recommencer à progresser dans de bonnes conditions. Soyons clair : l’Estac, notamment au niveau défensif, a encore un bon bout de chemin à faire avant de retrouver les sirènes de la Ligue 1.
Pour la première fois depuis le début de saison, elle a réussi à donner un sentiment d’équilibre, avec à chaque poste un joueur d’un profil adéquat. Aussi, Titi Buengo venait s’asseoir sur le siège de buteur laissé vacant, et Ousmane Sarr remplaçait l’un de nos très fileux milieux défensifs pour apporter une vraie liaison entre milieu et attaque. Un Lesoimier percutant et un Beauvue s’aguerrissant sur les ailes, un Bettiol volontaire mais malheureux pour jouer dans le trou, deux latéraux offensifs quoique reprochables.
La première mi-temps reste très contrastée, puisque les situations dangereuses se multiplient de part et d’autre. Une défense hésitante laissera les joueurs tourangeaux croire en leurs chances, avec un Merville souvent mis à contribution, quelquefois se mettant lui-même en difficulté. Les Tourangeaux jouent haut quitte à s’exposer défensivement, mais l’Estac parvient à les prendre à leur piège régulièrement. Malgré des lacunes dans le placement défensif et dans la relance, cette équipe tricasse montre une réelle volonté d’attaquer, ce qui se concrétise par quelques occasions nettes, et même un but tôt dans le match d’un Titi Buengo très en vue et dans tous les bons coups, sur une passe de Bettiol qui laisse augurer de bonnes choses sur une association durable. Mais le manque de réalisme devant le but sur d’autres occasions nettes se fait cruellement ressentir, quand, sur un contrôle de l’épaule de Bettiol sanctionné sévèrement par l’arbitre permet à Tours de revenir au score sur pénalty. A la mi-temps, l’Estac rentre aux vestiaires sur un score nul mais permet de rester optimistes sur ses chances de l’emporter. Drouin remplace poste pour poste Bouzid. C’est finalement Ibrahima qui trouvera la faille sur un coup-franc lointain, frappé en force à ras de terre, trompant un Jehle masqué par ses propres joueurs, le ballon se logeant dans le soupirail. A 2-1, l’Estac procède par contres. Les débordements saignants de Beauvue, les montées rageuses de Faye et le trafic de ballons dans la surface de Tours amène un danger grandissant sur les cages de Jehle qui va craquer une nouvelle fois sur un centre de Faye repris victorieusement par Buengo auteur d’un doublé pour son premier match au SDA, sous les ovations du public. Mais l’Estac se fait peur. Les assauts vaillants des promus sont récompensés par une réduction de l’écart à la 75e minute qui jette le doute sur le Labourat, puis un coup-franc enroulé qui heurte l’arrête du but de Merville. Finalement, l’Estac tient le choc et remporte son 3e match du championnat, se hissant à la 12e place.
Une victoire bonne pour le moral, à condition de ne pas se reposer sur ses lauriers. L’avenir est peut-être moins noir que ce que les dernières semaines laissaient penser, même s’il faut relativiser l’ampleur d’un succès contre un promu à domicile.
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Spectaculaire ce soir, grâce à d’étonnants réflexes, le bilan de Cyrille Merville reste tout de même noirci par des relances plus qu’imprécises et une faute de main qui aurait pu coûter cher. Marester a effectué... du Marester, avec des Tourangeaux qui insistaient sur son couloir…Guillaume : Son jeu balle au pied n’étant pas plus rassurantes que ses relances, il est capable de faire beaucoup mieux. Bouzid possède toujours des problèmes de relance et de vitesse récurrents. Sorti à la mi-temps au profit de Drouin, qui est bien entré dans son match, jouant cependant énormément la carte personnelle. Bilan très contrasté pour Ibou Faye, avec des absences gênantes au niveau défensif et un apport crucial au niveau offensif où il est décisif avec une passe décisive et un but.
Faussurier a fait son job très sérieusement. Malgré une attitude indolente et des initiatives quelquefois mal venues, Ousamne Sarr s’est montré adroit dans le jeu long et capable d’amener du danger par des passes précises, sans manquer d’impact dans les duels. Une esquisse de très bon joueur, dont on espère la révélation cette année. En net progrès, Beauvue a souvent apporté le danger, par sa conduite, ses passes, ses frappes. Très percutant et généreux sur con côté gauche, Lesoimier a bien joué son rôle d’accélérateur.
Bettiol fut très bon début de match avec une passe décisive pour Buengo et une bonne entente avec Beauvue avant de se blesser aux ischios-jambiers. Remplacé par Kébé qui a souvent manqué de justesse pour faire la différence. Enfin, Buengo a obtenu une multitude de fautes, se procurant des occasions, et protégeant bien ses ballons, mais il sait également être là quand il le faut. Doublé et match plein pour l’ancien amiénois. Remplacé en fin de match par Pérez.
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