
ESTAC 1 / 2 BASTIA
IMPUISSANTS
Surprise dès la reprise sur sa pelouse par le réalisme bastiais, l’Estac va devoir démontrer davantage d’efficacité pour se montrer à la hauteur de ses objectifs.

Rome ne s’est pas faite en un jour. L’Estac de Batelli ne dérogera sans doute pas à la règle. Nous attendions un signe fort, symbolique de la renaissance de l’Estac après le trou noir de la fin de saison passée, mais il faudra prendre son mal en patience. Dès la 11e minute de jeu, une erreur d’Ismaël Bouzid permet à Genest d’armer une magnifique reprise de volée qui anesthésie le Stade de l’Aube. Le temps de constater que des réglages sont encore à trouver, et de se rendre compte de l’étendue des progrès encore en chantier sur le plan de la cohésion tactique, les Bastiais corsaient le score par Cherrad sur un contre rondement mené à la 39e. Quelques corners et mouvements dans la surface adverse égaieront les 45 premières minutes, trop brouillons cependant pour être fructifiés. L’absence de Noro et Danic pour débloquer les situations s’est également fait ressentir, dans une équipe qui recherche encore ses leaders et ses maillons forts. En deuxième mi-temps, avec un handicap de deux unités, les Troyens ont eu des difficultés à créer l’étincelle qui fait la différence, malgré l’entrée d’Enza à la place d’un Fiorèse sorti sur blessure. De la 57e à la 67e appuyant sur le champignon, les Aubois parviennent à se créer 4 très bonnes situations face au but, par Lesoimier, Faye et Bouzid, toutes gaspillées. Il faudra attendre la toute fin de match et une tête de Beauvue qui frôle le montant, pour voir l’Estac revenir dans la course, grâce à un bon travail de Kébé et une conclusion de Bettiol qui signe son 4e but en 4 matches, amicaux compris. Trop tard. Une dernière incursion bastiaise aurait pu enfoncer le clou, mais Guidilleye sur sa ligne chasse in extremis le ballon de ses filets. La recherche de combinaisons collectives s’est faite ressentir, mais doit encore être travaillée, la justesse indispensable à leur réussite étant encore à trouver. L’Estac devra aussi se montrer davantage tueuse si elle veut vraiment compter dans ce championnat de L2 qui ne l’attendra plus…
>> Les joueurs

Non responsable sur le premier but, Merville perd son duel contre Cherrad sur le deuxième. Par ailleurs, il s’est montré présent sur les frappes qui étaient à sa portée et ses sorties n’ont pas mis en danger l’équipe. Des relances un peu tendres mais du mieux dans ce secteur. Avec les limites qu’on lui connaît, Marester a fait l’effort offensif, notamment en première période, avec malheureusement peu de réussite. Remplacé par Faussurier qui a eu le loisir d’un baptême du feu à domicile.Malgré quelques erreurs, un bon match à l'actif de Gaël Sanz. Il a su se conduire en capitaine pour remettre son partenaire de défense en place. Bouzid fut inquiétant dans ses relances, son placement et handicapé par sa vitesse de course. Il devra se faire pardonner de cette piètre performance. Faye s’est montré présent sur ce côté gauche qu’il retrouve mais a besoin de se régler aux exigences de sa nouvelle fonction. A revoir.
Positionné plutôt bas, Fiorèse a beaucoup pensé aux dédoublements en incitant Marester à prendre son couloir, et son pied droit est dangereux sur les situations arrêtées. Il n’a pas énormément existé face à la défense adverse, est sorti sur blessure à la mi-temps. Remplacé par Enza qui a beaucoup joué des mains mais sans faire de vraies différences. Habile dans la relance, Obbadi apparaît toujours un peu timide dans sa verticalisation du jeu malgré de l’envie et de l’engagement physique. On a connu plus en forme Diallo Guidilleye, mais il a tout de même fait son match avec la vigueur qui lui est propre.
Vif et teigneux, Lesoimier semble malheureusement avoir hérité des problèmes d’efficacité de son prédécesseur, Gaël Danic, face au but. On attendait davantage de centres et d’élimination individuelle de sa part. Remplacé par un Beauvue qui se signala avec une tête énergique mais non cadrée, ainsi que certaines erreurs de jeunesse. Remuant, Bettiol a parcouru le front de l’attaque à la recherche d’une faille, et y parviendra en fin de match en reprenant un bon ballon de Kébé. Son coup de rein reste redoutable, il peut encore améliorer son jeu balle au pied. Si Kébé donne toujours cette impression de désinvolture sur le terrain, il a souvent décroché pour apporter des solutions. Son entente avec Bettiol est à parfaire mais les bases semblent saines. On lui doit le seul but troyen du match.

Rome ne s’est pas faite en un jour. L’Estac de Batelli ne dérogera sans doute pas à la règle. Nous attendions un signe fort, symbolique de la renaissance de l’Estac après le trou noir de la fin de saison passée, mais il faudra prendre son mal en patience. Dès la 11e minute de jeu, une erreur d’Ismaël Bouzid permet à Genest d’armer une magnifique reprise de volée qui anesthésie le Stade de l’Aube. Le temps de constater que des réglages sont encore à trouver, et de se rendre compte de l’étendue des progrès encore en chantier sur le plan de la cohésion tactique, les Bastiais corsaient le score par Cherrad sur un contre rondement mené à la 39e. Quelques corners et mouvements dans la surface adverse égaieront les 45 premières minutes, trop brouillons cependant pour être fructifiés. L’absence de Noro et Danic pour débloquer les situations s’est également fait ressentir, dans une équipe qui recherche encore ses leaders et ses maillons forts. En deuxième mi-temps, avec un handicap de deux unités, les Troyens ont eu des difficultés à créer l’étincelle qui fait la différence, malgré l’entrée d’Enza à la place d’un Fiorèse sorti sur blessure. De la 57e à la 67e appuyant sur le champignon, les Aubois parviennent à se créer 4 très bonnes situations face au but, par Lesoimier, Faye et Bouzid, toutes gaspillées. Il faudra attendre la toute fin de match et une tête de Beauvue qui frôle le montant, pour voir l’Estac revenir dans la course, grâce à un bon travail de Kébé et une conclusion de Bettiol qui signe son 4e but en 4 matches, amicaux compris. Trop tard. Une dernière incursion bastiaise aurait pu enfoncer le clou, mais Guidilleye sur sa ligne chasse in extremis le ballon de ses filets. La recherche de combinaisons collectives s’est faite ressentir, mais doit encore être travaillée, la justesse indispensable à leur réussite étant encore à trouver. L’Estac devra aussi se montrer davantage tueuse si elle veut vraiment compter dans ce championnat de L2 qui ne l’attendra plus…
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Non responsable sur le premier but, Merville perd son duel contre Cherrad sur le deuxième. Par ailleurs, il s’est montré présent sur les frappes qui étaient à sa portée et ses sorties n’ont pas mis en danger l’équipe. Des relances un peu tendres mais du mieux dans ce secteur. Avec les limites qu’on lui connaît, Marester a fait l’effort offensif, notamment en première période, avec malheureusement peu de réussite. Remplacé par Faussurier qui a eu le loisir d’un baptême du feu à domicile.Malgré quelques erreurs, un bon match à l'actif de Gaël Sanz. Il a su se conduire en capitaine pour remettre son partenaire de défense en place. Bouzid fut inquiétant dans ses relances, son placement et handicapé par sa vitesse de course. Il devra se faire pardonner de cette piètre performance. Faye s’est montré présent sur ce côté gauche qu’il retrouve mais a besoin de se régler aux exigences de sa nouvelle fonction. A revoir.
Positionné plutôt bas, Fiorèse a beaucoup pensé aux dédoublements en incitant Marester à prendre son couloir, et son pied droit est dangereux sur les situations arrêtées. Il n’a pas énormément existé face à la défense adverse, est sorti sur blessure à la mi-temps. Remplacé par Enza qui a beaucoup joué des mains mais sans faire de vraies différences. Habile dans la relance, Obbadi apparaît toujours un peu timide dans sa verticalisation du jeu malgré de l’envie et de l’engagement physique. On a connu plus en forme Diallo Guidilleye, mais il a tout de même fait son match avec la vigueur qui lui est propre.
Vif et teigneux, Lesoimier semble malheureusement avoir hérité des problèmes d’efficacité de son prédécesseur, Gaël Danic, face au but. On attendait davantage de centres et d’élimination individuelle de sa part. Remplacé par un Beauvue qui se signala avec une tête énergique mais non cadrée, ainsi que certaines erreurs de jeunesse. Remuant, Bettiol a parcouru le front de l’attaque à la recherche d’une faille, et y parviendra en fin de match en reprenant un bon ballon de Kébé. Son coup de rein reste redoutable, il peut encore améliorer son jeu balle au pied. Si Kébé donne toujours cette impression de désinvolture sur le terrain, il a souvent décroché pour apporter des solutions. Son entente avec Bettiol est à parfaire mais les bases semblent saines. On lui doit le seul but troyen du match.





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